En cette deuxième partie de Carême, ce passage de Saint Paul ci-dessus adressé aux Romains me permet de nous ramener à l’essentiel. Tant il est vrai que nous courons le danger de la dispersion. Paul nous rappelle que « Dieu est celui qui rend juste ». Dans ce dernier vocable il faut entendre « justification » plus que justice. Il n’est pas nouveau dans les textes du carême. Le mercredi des cendres déjà, il est évoqué pour nous inviter à rechercher notre justification en Dieu seul et non dans les glorioles et autres reconnaissances humaines ou sociales. « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux ».
La justification, vise à ramener l’homme vers Dieu ; à sa place originelle.
Par la foi, certes. Mais aussi et surtout par une conversion de tout ce qui pourrait nous séparer de Dieu. C’est lui qui justifie. Pour cela, notre conversion doit être, en fait, un ajustement de tant de choses de notre vie pour retrouver le lien essentiel avec celui qui est l’auteur de toute chose.
Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? Paul parle d’amour et non d’emprise. Car le dessein de Dieu pour nous les hommes est essentiellement un dessein d’amour. Le Christ est venu nous révéler cet amour qui a pour lui d’être un amour éternel, un amour qui se donne de la peine, un amour qui s‘offre en attendant notre adhésion et un amour que rien ne peut arrêter ; pas même les souffrances et la mort. C’est ce Dieu là, pas celui dont parlent les offices de la sécularisation ; c’est lui qui nous donne rendez-vous à Pâques.
Serons-nous prêts ? c’est-à-dire, disposés à lui laisser un peu de place dans nos vies et à vivre de sa grâce ?
Dieu n’a pas avec nous un rapport d’emprise. La preuve en est qu’il ne s’immisce pas dans nos choix de vie. Il respecte notre liberté de disposer de nous-mêmes ; notre liberté de le choisir ou de la rejeter. Il n’est pas un gourou et encore moins un mauvais génie. Il prend la place que nous lui accordons. Ne doutons pas de son amour. Ouvrons-lui les portes de nos vies et de nos cœurs. Il n’y fera entrer que la lumière, la joie et la sérénité pour faire face aux évènements du monde et de la vie. Puisse le restant de ce carême être un temps de réel ajustement à Dieu et à sa volonté. Si pour cela, il nous faut des efforts supplémentaires, ou même renoncer à quelques choses dans nos vies, n’ayons pas peur et surtout n’hésitons pas. RIEN NE DOIT NOUS SEPARER DE L’AMOUR DE DIEU. RIEN DU TOUT ! La joie de la résurrection est à ce prix.
Bonne montée vers Pâques !
N’oubliez pas de nous soutenir dans vos prières !
François-Xavier A.